Juste après l’aube
De retour d’une mission sur le sol lunaire, des astronautes s’apprêtent à renouer avec les joies bien légitimes de la vie terrestre : la quiétude du foyer, le café fraîchement moulu et les fureurs du monde commentées en continu sur les chaînes d’information. C’était sans compter sur l’imagination d’Olivier Boillot qui, à la faveur d’une mise en scène soignée et d’une photographie consciencieuse, transforme les paisibles paysages de Corrèze en cauchemar post-apocalyptique.
Car lorsque l’équipage de la mission Atlas retrouve notre bonne vieille planète bleue, celle-ci offre un visage moins accueillant que prévu : un silence inquiétant, des territoires dévastés et une humanité devenue denrée rare. Le mystère est entier et, pour les survivants, les perspectives s’annoncent compromises.
On ne soulignera jamais assez l’audace et la ténacité nécessaires pour mener à bien une telle entreprise cinématographique en France. Olivier Boillot aura consacré quinze longues années à faire exister ce projet de science-fiction dans un paysage de production qui ne facilite guère les ambitions du genre. Voilà qui suffit déjà à éveiller notre curiosité et à nous donner envie de découvrir cette proposition hexagonale, diffusée depuis le 18 octobre sur Ciné+ OCS.
Ajoutons la présence au générique de Philippe Tessier, romancier talentueux et coscénariste du film, notamment connu pour le cycle Polaris qui a fait sa renommée. Ancien membre du jury officiel de Court Métrange, il appartient à cette famille de complices dont nous suivons la carrière avec une attention redoublée.
Autant de bonnes raisons de regarder Juste après l’aube !
